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Lhistorique dune découverte Ce nest quau XVIIème siècle que Jan Baptist Van Helmont, un médecin flamand, contesta réellement cette théorie. Il fit lexpérience suivante : il mesura laugmentation de poids dun saule planté dans un bac de terre, quil arrosait uniquement avec de leau de pluie. En cinq ans, le poids de la plante augmenta de 77 kg alors que le poids du sol ne diminua que de 57 kg. Il en déduisit que seule leau fournissait aux plantes leurs éléments de croissance. En 1727, Stephen Hales, un chimiste anglais, publia un ouvrage dans lequel il déclarait que la lumière et lair devaient être des facteurs de la croissance des plantes. Entre 1771 et 1777, Joseph Priestley, un autre chimiste britannique, fit une série dexpériences sur la combustion et la respiration doù viennent les fondements de la théorie moderne de la photosynthèse. Il découvrit quune plante, placée sous cloche, peut vivre sans renouvellement dair, tandis quune souris y meurt asphyxiée. Il remarqua que la composition de lair sous la cloche était modifiée après quune souris y ait respiré ou quune bougie y ait brûlé. Cet "air fixe" (le gaz carbonique) ne pouvait plus subir dautre combustion ou respiration. Cependant, lintroduction dune pousse de menthe verte sous la cloche pouvait modifier cet air en un air contenant de loxygène et permettant à nouveau à une bougie dy brûler ou à une souris dy respirer. Priestley mis en évidence le rejet de loxygène par les plantes, mais ne comprit pas limportance de la lumière dans ce phénomène. Ce fut en 1779 que Jan Ingen-Housz, un médecin et botaniste néerlandais affina les idées de Priestley. Il observa que les plantes pouvaient produire de lair contenant de loxygène uniquement en présence de lumière. Le rôle de la lumière dans la photosynthèse était clairement établi. En 1782, un pasteur suisse, Jean Sénebier, comprit que les plantes utilisent du gaz carbonique et quelles libèrent de loxygène dans lathmosphère. Au début du XIXème siècle, Nicolas Théodore de Saussure (le fils de Horace Bénédict qui fut l'une des premières personnes à gravir le Mont Blanc), un chimiste et naturaliste suisse, démontra que les plantes consommaient de leau lors de la photosynthèse. La "substance verte" des feuilles fut isolée en 1817 par deux chimistes français, Pierre Joseph Pelletier et Joseph Bienaimé Caventou et nommée chlorophylle. Grâce à la théorie de la conservation de lénergie, Julius Robert Von Mayer, médecin et physicien allemand, comprit la transformation par les plantes de l'énergie lumineuse en énergie chimique. Finalement, ce fut en 1864 que le botaniste allemand Julius von Sachs mit en évidence l'accumulation de grains d'amidon dans les chloroplastes en présence d'une source de lumière. La même année, le chimiste français Jean-Baptiste Boussingault détermina que le quotient photosynthétique (rapport existant entre le volume d'oxygène produit et le volume de gaz carbonique consommé) était voisin de 1. Une fois les éléments de base connus, les chercheurs entreprirent d'étudier plus en détail les mécanismes. En 1920, Otto Warburg (prix Nobel de physiologie et de médecine en 1931) et Warbus Negelein démontrèrent que la photosynthèse compte plusieurs phases distinctes et que diverses molécules sont nécessaires. |